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Plantes cultivées sans pesticide, fongicide ou insecticide :)

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Morelle rouge - Morelle douce amère Graines

Solanum dulcamara


Rédigé le Mercredi 4 Juin 2014 à 19:59 | Lu 306 fois | 0 commentaire(s)


Nous vous proposons à la vente : Graines de Morelle rouge / Douce amère


La Morelle rouge, qu'est ce que c'est?

La Douce-amère ou Morelle douce-amère (Solanum dulcamara) est une plante de la famille des Solanacées.
Les tiges ligneuses de la Morelle douce-amère peuvent atteindre jusqu'à 3 mètres et demi de longueur et s'élever au-dessus du sol avec l'aide d'un support, ses rameaux volubiles lui permettant de s'agripper aux arbres et arbustes de son entourage. La floraison de la Morelle rouge s'étendant sur une longue période, il arrive de pouvoir observer sur un même plant des fleurs violettes aux étamines jaunes et, selon leur degré de maturité, de jeunes fruits allant du vert à l'orange et au rouge. Ceux-ci sont toxiques mais le niveau de toxicité peut s'atténuer avec la fin de la saison, ce qui permet à certains volatiles de se nourrir des derniers fruits encore accrochés l'hiver venu.

 
 

Anecdote sur la Morelle rouge

Le nom du genre vient du latin sol : soleil, un genre dont les plantes membres recherchent les stations ensoleillées. Selon une autre étymologie il viendrait du verbe solari : consoler à cause des propriétés narcotiques de nombreuses espèces de ce genre.

Pour l’espèce, dulcis est un mot latin qui signifie «doux» et amarus «amer» En français comme en latin mais aussi en anglais, en allemand, en néerlandais et dans bien des langues. Elle a aussi beaucoup d’autres noms vernaculaires. Citons : morelle grimpante (par opposition à la morelle noire qui ne grimpe pas), crève chien(allusion possible à sa toxicité dont les animaux de compagnie peuvent faire les frais), réglisse sauvage (référence à l’un de ses usages à ne pas suivre), herbe à la fièvre, herbe à la quarte ou «quarte» signifie «fièvre quarte», une fièvre intermittente (renvoie sans doute à des propriétés fébrifuges non attestées par ailleurs)
 

La morelle douce-amère doit  aussi son nom à la saveur des feuilles, de la tige et de la racine qui, de fades et sucrées, deviennent amères en les mâchant.
 

Dans le langage des plantes, elle symbolise la vérité : Rolland (1914) rapporte qu'un bouquet mis à l'extérieur à la fenêtre d'une fille indique que son prétendant est un douceâtre, un imbécile ; à Vienne, une femme aimant la douce-amère deviendra mère de plusieurs enfants.

En sorcellerie la douce-amère était dénommée « herbe d'amour », ce qui permet de supposer que les cueilleuses de plantes en connaissaient parfaitement les propriétés. Elles s’en servaient aussi pour soigner les maladies de peau.

Les feuilles de la plante placées dans l’oreiller étaient censées guérir un chagrin d’amour et aider à retrouver le sommeil.

Un rameau suspendu en collier préviendrait des insolations….

Pour envoûter et lier à soi la personne aimée, il fallait penser très fort à la personne en cause tout en mettant une feuille de douce-amère dans la bouche. Il fallait ensuite appuyer cette feuille sur un bras. Si une tâche apparaissait, le sort avait fonctionné mais si c’était un pli, il avait fait long feu et il fallait recommencer.

La douce-amère aurait fait partie avec d’autres plantes de « l’onguent de vol » avec lequel on racontait que les sorcières s’enduisaient le corps les nuits de sabbat.
 

 La plante s'utilise comme insecticide en agriculture.

Diurétiques et laxatives, les branches et les tiges séchées ont été utilisées contre les rhumatismes et les dermatoses chroniques. Les fruits mûrs contiennent une substance antibiotique vis-à-vis de certains champignons et une substance pouvant s'utiliser dans la guérison du cancer à cause de sa propriété de réduire la vitesse de multiplication des cellules.
 

Les feuilles et les fruits immatures sont toxiques aussi bien pour l’homme que pour les animaux. L'intoxication se manifeste par de l'apathie, de la somnolence, une salivation excessive, de la diffìculté à respirer, des tremblements, de la faiblesse, de l'engourdissement, de l'insensibilité, un état de prostration et l'inconscience ; dans les cas graves, la mort survient par paralysie.

 

Utilisation de la Morelle rouge

En Phytothérapie : Ces usages sont très anciens.
 

La tige est principalement utilisée.

Cette tige, qu’il faut choisir pleine de moelle est, selon P. Lieutaghi, récoltée à l’automne et, selon cet auteur, il faut sélectionner les tiges de l’année. Le docteur Valnet, [Valnet (1983)] estime également qu’il faut les récolter en automne, « quand les feuilles ne sont plus en activité ». Il ne précise pas s’il faut choisir des tiges de l’année. Pour d’autres, il faut récolter celles qui ont au moins un an durant l’hiver avant l’apparition des feuilles.

La question de l’âge d’une tige bonne à utiliser est liée à celle de la posologie : plus la tige est lignifiée, donc âgée, moins elle renferme de principes actifs, moins elle est toxique, mais son efficacité diminue d’autant. Ce sont ces tiges lignifiées que mâchonnaient les enfants de la campagne.
 

La douce-amère aurait aussi une action contraceptive chez la femme, associée à une action emménagogue en empêchant l’ovulation. Cette propriété, peu mentionnée, est confirmée aujourd’hui par l’analyse chimique des principes actifs de la plante : « Ces molécules [les glucoalcaloïdes] sont accompagnées d’une agglutinine et de saponosides stéroïdiques qui sont des hétérosides de tigogénol, diosgénol et yamogénol (structures chimiques anticonceptionnelles). » Girre, 2001, p.33
 

Les principales indications de la douce-amère chez les phytothérapeutes, ce sont les dermatoses.

  • En usage externe.

le Docteur Valnet propose la décoction d’une poignée de tiges ou de baies dans un litre d’eau que l’on fera bouillir dix minutes.

Cette préparation sera utilisée en lotion sur dartres, herpès et en compresse sur les hémorroïdes non ulcérées, les dartres et l’eczéma (Valnet, 1983, p.246). Avec quelques variantes, on y trouve cette préparation pour le même usage avec les mêmes indications chez de nombreux auteurs.

  • En usage interne.

en décoction de tiges séchées, le Dr Valnet donne comme indication principales les dermatoses, les rhumatismes, la goutte. P. Lieutaghi (1978, tome 2, p.41) retient les usages de cette décoction pour traiter les dermatoses.

Les résultats sur les dermatoses telles que l’acné, l’eczéma, les dartres, l’herpès et le psoriasis semblent bien attestés. P. Lieutaghi cite Cazin (1850) et Leclerc (1976).
 

Aujourd’hui, la toxicité de la plante et les effets secondaires du traitement font que l’usage de la douce-amère en phytothérapie est restreint. Par contre elle est encore utilisée en homéopathie en association dans des pommades contre les dermatoses.
 

Quant à la préparation de la décoction,  de légères différences sont à noter selon les auteurs.
 

Selon Lieutaghi( 1978) les doses sont de 8 à 30 g de tiges sèches pour 1 litre d’eau, en commençant par 8 g et en augmentant progressivement jusqu’à 30 g et sans jamais dépasser 50 g.
 

Pour Valnet (1983) le départ est de 10 gr pendant une semaine et est augmenté ensuite progressivement jusqu’à 30 g.

En ce qui concerne la préparation de la décoction, la différence entre ces deux auteurs est plus importante. Pour le premier, il faut laisser infuser les tiges dans un litre d’eau pendant quelques heures et réduire ensuite d’un tiers par ébullition. Il faut boire 3 tasses par jour de cette liqueur.
 

Pour le second, la préparation est plus rapide. On fait bouillir pendant 2 minutes et on laisse infuser pendant 10 minutes et boire deux tasses par jour entre les repas. En fait, la posologie doit être adaptée dans chaque cas. C’est ce qu’avait déjà indiqué, un médecin du XVIIIème siècle, Joseph Barthélémy François Carrère qui aussi , dans lé Traité des propriétés, usages et effets de la douce-amère,trouvait “ que celles cultivées dans les jardins sont peu ou pas efficaces, comme si la culture leur faisait perdre tout pouvoir”.

 

 






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